dimanche 31 janvier 2010

Deir el Salib

Voilà une semaine que nous sommes arrivés à Beyrouth. Les premiers contacts ont été établis à Deir el Salib. Il s'agit de l'établissement pour personnes handicapées dans lequel nous travaillerons régulièrement. Les conditions ne sont définitivement pas les mêmes qu'en Europe. Au Liban, bien que les autochtones soient très ouverts, la question du handicap n'est pas vraiment prise en considération et les structures sociales sont quasi-inexistantes. 
La première conséquence est le manque de bras. En temps normal, il y a un soignant pour douze personnes. Aussi dévoués et engagés soient-ils, ils n'ont le temps et l'énergie que de faire le strict nécessaire. Avec nous le rapport est réduit à un pour quatre (les mathématiciens déduiront le nombre de résidents à notre étage). Ce qui est un luxe relatif.  Le travail reste exténuant, excepté pour l'une d'entre nous. Lorsque je lui ai demandé comment elle faisait, elle m'a spontanément répondu: "C'est facile. Il suffit de les aimer." Le genre de petite réplique qui ne peut pas laisser complètement indifférent. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire